Le lockout NBA pourrait coûter cher aux équipementiers

Alors que les joueurs NBA et les propriétaires s’apprêtent à s’entre-tuer sur la renégociation et la resignature d’un nouveau Collective Bargaining Agreement, les perspectives d’un lockout engendrent parfois des fantasmes mais plus souvent de grosses craintes.

Si les clubs de Pro A rêvent de voir débarquer des joueurs NBA dans leurs effectifs la saison prochaine en cas de grève forcée, si la LNB fantasme déjà sur ce coup de projecteur inespéré, certains ont su garder la tête sur les épaules pour raisonner de manière rationnelle (et heureusement d’ailleurs). Ils seront peu nombreux à sortir grandis ou à profiter d’un lockout NBA. Seul le championnat de basketball universitaire NCAA peut prier pour que le syndicat des joueurs dirigé par Billy Hunter et la NBA représentée par David Stern ne trouvent pas un terrain d’entente avant la fin de l’été 2011. Car, oui, il faudra bien occuper les attrayantes cases « basket » à la télévision, mais aussi contenter les spectateurs qui se rendent toujours plus nombreux dans les salles NBA. Par contre, ceux qui pourraient le plus en pâtir sont les équipementiers de sport.

Un lockout à éviter

Quand les enfants, les adolescents et les fans du monde entier n’ont plus leur dose quotidienne de basketball NBA, le manque ne les pousse pas à compenser en s’adonnant à des séances frénétiques de shopping dans les NBA Store ou les corners sportwear des magasins. Bien au contraire, il semble que lorsqu’aucun match NBA n’est joué, c’est tout le business qui se grippe.

Le graphique ci-dessous montre qu’en 1999, entre l’annonce du lockout et la signature d’un nouvel accord, Foot Locker a vu ses ventes chuter de 64% et Nike de 16%. Nous pouvons d’ailleurs noter que la reprise a ensuite été beaucoup plus lente pour Foot Locker que pour Nike. Ceci est certainement due à la dépendance plus importante qu’il existe entre le business de Foot Locker (à l’époque en tout cas), très axé sur la hype, le basketball et la culture hip hop. Nike, présent dans tous les sports, a pu atténuer ce « cataclysme ».

Un lockout NBA serait synonyme de fortes chutes des ventes pour l'industrie du sportwear.


Adidas – Lockout Don’t Lie

Aujourd’hui, les conséquences pourraient être aussi importantes pour Adidas, Nike et les autres sociétés évoluant dans l’industrie du sportwear. La marque allemande aux 3 bandes doit croiser les doigts pour que les joueurs millionnaires et les propriétaires milliardaires trouvent rapidement un terrain d’entente. Car, en tant qu’équipementier officiel de la grande ligue depuis 2006 – contrat de 10 ans et 400.000.000 de dollars – Adidas a beaucoup à perdre, d’autant plus que son rival de toujours, Nike, a décidé depuis quelques années de lui mener la vie dure sur le marché du football, terrain sur lequel le bavarois était jusque là ultra dominateur. Espérons pour Adidas que la pub Fast Don’t Lie ci-dessous ne sera pas prémonitoire et que la NBA ne gaspillera pas les billets verts des ventes et profits de la marque…

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