NBA Europe Live Tour 2007

nba-europe-liveVous souvenez-vous-en ? En octobre dernier, Tony Parker, Tim Duncan, Manu Ginobili et leurs coéquipiers des San Antonio Spurs avaient passé une semaine entière en France à Lyon pour y effectuer une partie de leur training camp et pour se préparer en affrontant l’Adecco ASVEL à Lyon à l’Astroballe et le Maccabi Tel Aviv à Paris Bercy. Un vrai honneur pour notre championnat et notre pays et une récompense pour les dirigeants villeurbannais. En parallèle au séjour français des Spurs, d’autres franchises NBA avaient eu le loisir de visiter l’Europe et de se préparer en Espagne (Barcelone), en Italie (Trévise), en Russie (Moscou) pour se retrouver en Allemagne, à Cologne pour terminer en feu d’artifice, dans une salle aussi belle que ce que veulent et demandent les ricains chez eux. Tout ça, c’était en 2006. La France était gâtée, fière d’accueillir un tel évènement. Elle pouvait surtout s’estimer chanceuse car même si le travail effectué par les dirigeants villeurbannais a montré à cette occasion qu’il payait, faire venir une équipe comme celle de Tony Parker dans une salle de 5600 places pour y organiser un match est proche du ridicule. Et puis si ce n’était pas l’ASVEL, quel autre club aurait pu soutenir un tel projet ? Quel club est assez structuré et assez ouvert pour investir sur un tel projet, très gourmant d’un strict point de vue financier ? Aucun. Si nous avons eu le NBA Europe Live Tour la saison passée, c’est essentiellement grâce à l’image de notre pays dans le monde, à son côté glamour, à l’effet Paris et au travail non dénué d’intérêt du club de l’agglomération lyonnaise. Car pour le reste, la NBA n’est pas venue pour nos magnifiques, modernes, spacieuses et luxueuses salles ni pour notre capacité reconnu à organiser de gros et grands shows. Non, Bercy étant déjà, pour ces exigeants hôtes, proche de la préhistoire du divertissement sportif, une salle juste bonne à organiser des matchs universitaires et encore pas de haut niveau.

Conséquence de tout ça ? Et bien, pour la seconde édition de cette foire de la NBA sur le vieux continent, pas d’étape française au programme. Les villes sélectionnées pour les training-camps étant Rome, Malaga, Istanbul et Trévise. Deux autres villes se retrouveront au programme pour les oppositions, à savoir Madrid mais aussi Londres où une salle multifonctions à la sauce ricaine vient d’être construite : la O2 arena. L’Angleterre qui n’est pas une terre de basket, loin de là, arrive à attirer la grande ligue chez elle sur la seule foi d’une luxueuse salle. Comme quoi, aux yeux des dirigeants de la NBA, la France n’a pas, aujourd’hui, plus d’atouts ou d’attraits que l’île de nos amis britanniques quant à la promotion du basketball américain. Comprenez que si l’hexagone est bien plus éduqué et évolué par rapport à la tradition de la balle orange, il n’en est encore qu’à la préhistoire au niveau des infrastructures, là où les anglais sont eux déjà aptes à abriter des shows dignes de ce nom et à proposer aux spectateurs, un niveau d’accueil et de satisfaction optimal. Il ne faut surtout pas s’y tromper. Nous avons paradé l’année passée mais cette saison nous serons bredouilles alors que nos voisins transalpins et hispaniques joueront encore cette saison à la baballe avec les grandes stars US. Mais bon comment lutter ? Malaga : 10000 places ! Madrid : je ne sais plus mais on doit pouvoir rentrer 12000 fans sans soucis. Trévise et Rome : allez voir vous-même ! Mais pensez à prévoir vos mouchoirs car le choc risque d’être important.

Alors question : sommes-nous une nation qui compte dans le basket européen des clubs et des ligues ? Travaillons-nous dans le bon sens ? Avons-nous de saines ambitions et surtout sont-elles dirigées vers des réalités de développement à long terme ?

Ad Vitam Basketball

4 réflexions sur “NBA Europe Live Tour 2007

  1. J’ai lu avec intérêt votre conclusion et je peux vous confirmer que le basket français travaille dans le bon sens depuis de nombreuses années.
    Mais les problèmes du haut-niveau sont bien connus et dépassent largement le problème du basket; la compétitivité de notre économie et l’absence d’ambition nationale pour investir dans de grandes salles nous handicapent.
    Je mène un combat difficile avec tous les acteurs (sports et cultures) afin que nous aboutissions rapidement à des investissements publics ou privés dans de grandes salles. Une sortie par le haut est indispensable pour assurer notre développement.
    Mon récent interview par Eurosport/Les Echos (disponible sur notre site est là pour en témoigner.

  2. J’ajouterais que ce challenge lié aux infrastructures est d’autant plus important qu’il impacte d’autres aspects indispensables au développement de notre sport : les activations sponsoring que rendent possibles des salles plus luxueuses ; la satisfaction des fans, mieux accueillis, mieux servis bref mieux considérés dans des salles sur le modele anglosaxon ; un produit plus télégénique grace à ce meilleur cadre, donc plus facile à vendre et ratissant un public plus large, comme le font la NBA ou la Premiere league anglaise en foot, avec des produtis parfaitement calibrés pour la télé.

  3. J’aime pas bien ce que disent au-dessus vos 2 commentateurs…….

    Ce week-end….3 clubs français ont fait la nique « aux bigs costaux »….l’ASM, ROANNE ET VICHY….3 champions (et j’espère que Clermont gagnera la semaine prochaine)…..

    N’en déplaise « aux hautes instances » du basket qui auraient bien vu la victoire de l’ASVEL ou de Pau-Orthez….et la réintégration de Limoges en PROA….les petits ont aussi le droit de vivre…

    Le fric, le fric…Tjrs le fric…Vouloir comparer le basket français au basket américain…y’a du boulot….Ne serait-ce que dans les médias….Hier, matin, il n’y en avait que pour le foot à la radio….J’ai entendu 2 mots : Roanne est champion de PROA…Clermont sera en finale de Rugby et rien sur la victoire de PROB…..Vous avez du boulot, messieurs qui veulent faire du basket français, un monde où le fric règne….Je suis contente « que mon petit poussin ou mon petit canari » qu’on donnait perdant et à qui on a infliché ce scénario « inhumain »…ait finalement eu le dernier mot…..

  4. j’adore moi aussi et depuis toujours les scenarios ou les outsiders renversent des montagnes pour triompher des favoris. En général dans le sport je suis toujours pour celui que l’on appelle aux Etats Unis « l’underdog », c’est à dire celui qu’on n’attend pas. J’ai adoré voir Roanne faire ce parcours et bravo à eux ! Mon message ci dessus consistait à dire que le basket en France a tout ce qu’il faut pour se developper encore plus et donc interesser encore plus de monde. Pour ca et entre autre il faut ameliorer les salles, et developper tout ce qui fera que plus de public et plus de TV s’interesseront au basket. Le club de Roanne serait le premier ravi de pouvoir disposer d’une plus belle et grande salle lui permettant d’ameliorer ses ressources, donc son budget donc de faire chaque année une équipe encore plus compétitive.

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