La subvention du PSG soumise à conditions

psg.jpgC’est ce que nous révèle cet intéressant article de David Revault D’Alonnes paru dans Libération du 14 décembre dernier.

[Le football, en politique, se révèle souvent un dossier des plus consensuels. D’autant plus quand le débat porte sur le hooliganisme et non sur le ballon. Hier matin, la séance du conseil de Paris consacrée au Paris-Saint-Germain a, de ce point de vue, été l’occasion d’une belle démonstration d’unanimité politique. «Quand il y a mort d’homme, il n’est pas question un instant d’avoir un combat droite-gauche», expliquait Françoise de Panafieu, patronne de l’opposition parisienne. Le conseil de Paris a donc voté, à l’unisson, la proposition de l’exécutif conditionnant le versement au club de la subvention municipale de 3,6 millions d’euros (dont 1,3 million consacré à l’achat de billets) à l’application de «nouvelles dispositions» anti-hooligans. Seuls les Verts ­ dont la proposition de geler le versement de la subvention a été rejetée ­ se sont abstenus. Trop politiquement incorrecte ?

Relevés d’identité. Abonnements «vendus par le club et non par l’intermédiaire des associations de supporteurs», photo sur les cartes d’abonnement, accès à la tribune Boulogne «sur la base de relevés d’identité», résiliation immédiate de l’ «abonnement de toute personne qui ferait l’objet d’une interdiction de stade» et mise en place «dès que possible d’un système de contrôle de la billetterie» : ces mesures envisagées par le PSG devront être «intégrées» dans la convention entre la Ville et le club. Ce qui n’a pas vraiment fait débat, de l’ancien maire de la capitale Jean Tiberi, qui s’est «réjoui du climat instauré sur ce sujet», à l’actuel maire Bertrand Delanoë, qui s’est félicité d’un «débat de bonne tenue», en passant par son adjoint aux sports Pascal Cherki, qui a souligné la «large convergence de vues» sur ce dossier. Appelant à «rentrer dans l’ère de la tolérance zéro», ce dernier a plaidé pour une «modification du comportement de l’ensemble des acteurs de ce dossier». D’abord, le préfet de police Pierre Mutz, assis aux côtés de Bertrand Delanoë : «Il faut passer, monsieur le préfet, d’une culture de maintien de l’ordre à une culture d’éradication du noyau des hooligans.» Le PSG, ensuite qui a trop souvent entretenu des relations cordiales, voire plus, avec certaines figures du Kop afin de préserver la paix sociale dans les tribunes : «Quand on veut maintenir l’ordre au stade, on passe des accords. Et parfois des accords qui ne sont pas très honorables.» Les associations de supporteurs, enfin, appelées à «passer de la culture de la jacquerie à celle du syndicalisme».

Pressions multiples.   Evoquant un «rapport de force difficile pour le club» ainsi que des «pressions multiples des clubs de supporteurs sur le club et le préfet de police», Christophe Caresche, adjoint à la sécurité, a, pour sa part, mis en garde : «A ce jour, les choses ne sont pas totalement écrites. Je ne suis pas certain que dans six mois, la situation sera réglée.» Prochain épisode, le 12 février, avec l’examen, par le conseil de Paris, du projet de nouvelle convention liant la Ville et le PSG.]

En résumé, le PSG aura bien ces 3,6 millions d’Euros de subventions s’il prouve qu’il met en place des actions et une organisation capables de faire disparaître les hooligans des tribunes du Parc des Princes et de leur en interdire ensuite l’accès. Rien de plus, en fait, que la signature d’une vraie convention d’objectifs entre le club et la ville. Cette pratique devrait donc devenir de plus en plus monnaie courante dans le sport professionnel, ces conventions d’objectifs apportant une réelle légitimité aux subventions accordées à des clubs de sport professionnel dont les joueurs sont tous multimillionnaires.

Avouons tout de même qu’il y a eu beaucoup de bruit autour de cette affaire des subventions pour pas grand chose de nouveau ou d’extraordinaire au bout du compte, la lutte contre le hooliganisme ne devant pas être une préoccupation de la ville mais bien plus une réelle priorité pour le club sans que cela soit lié ou non à l’obtention d’une subvention.

Et vous, quel est votre avis sur cette affaire et sur la signature de cette convention entre le PSG et la ville de Paris ?

Ad Vitam Basketball

Source: Libération.fr

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