Archive pour la catégorie 'Marketing & basketball'



Réunion Tupperware pour le basket européen

euro-market.jpgLundi 5 février 2007, Euroleague Basketball a convié les équipes évoluant en Euroleague et en ULEB Cup à une petite réunion de deux jours à Barcelone. Pour cette 5ème édition des « Marketing workshop days », les 48 clubs européens s’affrontant chaque semaine sur les parquets se sont réunis afin de profiter des conseils prodigués par les représentants de l’entité européenne qui régit le basket de haut niveau sur le vieux continent. A l’ordre du jour : des tables rondes pour débattre des avantages et des inconvénients de différentes stratégies de marketing et de communication.

Les séances se sont donc ouvertes le 5 février avec une intervention d’Ana Argote de Carat Sport, qui a exposé les différentes mesures d’évaluation du retour sur investissement du sponsoring sportif mises en place par sa société. Les 49 représentants d’équipes ou de ligues ont ensuite pu discuter des packages sponsors qui pouvaient être proposés par les départements marketing des clubs à leurs clients. Dans l’après midi, c’est Pedro Galvan, directeur des ventes marketing et sponsors pour l’Euroleague, qui a pris la parole afin de proposer à l’assistance plusieurs politiques de fidélisation clients, capables de maintenir ou d’augmenter l’attachement des partenaires et des supporters des clubs.

La journée du mardi fût, elle, consacrée à l’étude de deux cas pratiques portant sur le « ticketing ». C’est tout d’abord José Carlos Gaspar, directeur marketing du dernier champion d’Espagne (l’Unicaja Malaga), qui est venu présenter la politique billetterie qui a permis à son club de passer de 1500 abonnés à 8500 sans que ceci soit rattaché à une progression sensible des résultats sportifs de son équipe sur le parquet. Michaela Fesl, du département événements de la BBL (ligue allemande) a poursuivi la journée afin d’expliquer les différentes actions promotionnelles mises en place pour le dernier Final Four allemand organisé à Hambourg.

Le tout se clôtura par une intervention de Jordi Bertomeu, « Monsieur Euroleague », qui a tenu une discussion ouverte, avec les dirigeants ayant fait le déplacement, sur le sujet des statuts du projet d’expansion de la ligue.

On le voit, l’Euroleague tient à se développer et elle sait très bien qu’elle ne pourra pas le faire toute seule. D’où l’importance et la nécessité de ses réunions qui nous font légèrement penser aux colloques organisés par les grands groupes… franchisés (oui, j’ai une petite idée derrière la tête qui n’est pas si petite que ça d’ailleurs). Des colloques où la maison mère réunit sa force de vente pour lui prodiguer la bonne parole et la bonne façon de faire de l’argent et du résultat. Des séances capitales pour ses sociétés qui sont dépendantes des résultats affichés par leurs petites mains, leurs franchisés. Des réunions qui tendent à imposer une façon uniforme pour vendre le produit labélisé. Souvenez-vous de vos mères qui allaient à ces petites concentrations féminines et qui en revenaient toutes regonflées pour aller chez les voisines tous les soirs de la semaine, prêcher la bonne parole de ses ustensiles domestiques si utiles : les Tupperware…

Ad Vitam Basketball

PS : si l’on sait que l’ASVEL était une élève assidue de ces rendez-vous barcelonais, on ne sait pas, par contre, si durant ce début février 2007, nos amis palois, manceaux, nancéens, strasbourgeois ainsi que nos dirigeants de la LNB avaient pris l’avion pour assister aux cours magistraux et autres TP administrés par la ligue européenne… Si oui, on a hâte de voir les résultats.

Affluences en hausse en Pro A et en Pro B basket

Fin janvier, la Ligue Nationale de Basket a annoncé, via un communiqué de presse, que la fréquentation dans les salles de Pro A et de Pro B était en hausse à mi-saison. En effet, avec 747 558 spectateurs cumulés (494 802 en Pro A et 252 756 en Pro B), les salles de basket professionnel masculin ont accueilli plus de 8% de spectateurs supplémentaires en Pro A comme en Pro B en comparaison à la saison précédente. En moyenne, la Pro A passe de 2 987 à 3 234 spectateurs et la Pro B, de 1 528 à 1 652. Ceci récompense le travail effectué par les clubs mais aussi par la LNB et démontre l’intérêt grandissant suscité par notre sport.

Pour consulter le bilan diffusé par la ligue, cliquez sur le document ci-dessous :

logo-pdf.JPG

Mais, il convient de voir un peu plus dans le détail ces chiffres bruts et d’en analyser la teneur réelle. C’est pour cette raison que je me suis amusé à les décortiquer pour vous en faire ressortir les vraies tendances. J’ai choisi tout d’abord d’analyser les chiffres par championnat (Pro A et Pro B donc) mais aussi par club déjà présent au niveau étudié la saison précédente et par nouveaux venus ou partants (promus ou rétrogradés). Et vous allez le voir, le bilan n’est plus tout à fait le même…

A tout seigneur tout honneur, commençons donc par inspecter notre bonne vieille Pro A.

L’élite française est passée de 2 987 à 3 234 spectateurs par match soit +247 personnes par rencontre.

Les clubs déjà présents en 2005-2006.

Sur les clubs présents la saison passée, 9 ont vu leur moyenne de spectateurs augmenter alors que 7 ont accusé une baisse de leur fréquentation.

Les 9 clubs en hausse ont attiré 2441 spectateurs en plus par rencontre, soit 271 nouveaux fans par club et par rencontre en moyenne. On peut d’ailleurs distinguer les bons élèves que sont l’ASVEL (+657 spectateurs par match) et Roanne (+596 spectateurs par match).

De leur côté, les 7 clubs en baisse ont vu fuir 1269 spectateurs par rencontre, soit 181 désertions par club et par rencontre en moyenne. Là aussi, on peut distinguer les bonnets d’âne que sont Pau-Orthez (-441 spectateurs par match) et Le Mans (-329 spectateurs par match).

Ce qui nous fait une augmentation de 1172 spectateurs par match pour ces 16 équipes, soit un petit +74 fans par club et par match en moyenne bien maigrelet comparé au +247 présenté plus haut.

Les promus et les rétrogradés.

L’an dernier, Brest et Rouen cumulaient 3139 spectateurs par rencontre, soit environ 1570 personnes par match et par club.

Cette saison, les promus que sont Orléans et Besançon cumulent 6406 spectateurs par rencontre, soit 3203 personnes par match et par club.

Le différentiel entre les rétrogradés et les promus est donc de +3266 spectateurs cumulés par rencontre, soit +1633 personnes par match et par club.

Conclusion.

Pas de doute possible, si la Pro A connaît aujourd’hui une belle hausse de fréquentation dans ses salles, elle le doit en grande partie à ses promus et surtout à l’équipe orléanaise qui affiche fièrement une moyenne de 3409 spectateurs par match, bien plus qu’aux équipes déjà en place la saison passée. La Pro A profite aussi de l’arrivée de 2 clubs pouvant disposer de salles plus grandes que celles de Rouen et de Brest l’an dernier. Orléans réussit en effet à attirer 5000 personnes lors de grandes occasions durant lesquelles le club déménage au Zénith.

Petit coup d’œil maintenant sur la Pro B.

Le second niveau basket français est passé de 1 528 à 1 652 spectateurs par match soit +124 personnes par rencontre.

Les clubs déjà présents en 2005-2006.

Sur les clubs présents la saison passée, 9 ont vu leur moyenne de spectateurs augmenter alors que 5 ont accusé une baisse de leur fréquentation.

Les 9 clubs en hausse ont attiré 1971 spectateurs en plus par rencontre, soit 219 nouveaux fans par club et par rencontre en moyenne. On peut d’ailleurs distinguer les bons élèves que sont Vichy (+429 spectateurs par match) et Nantes (+382 spectateurs par match), Antibes (+343 spectateurs par match) et Levallois (+328 spectateurs par match).

De leur côté, les 5 clubs en baisse ont vu fuir 655 spectateurs par rencontre, soit 131 désertions par club et par rencontre en moyenne. Là aussi, on peut distinguer les bonnets d’âne que sont Angers (-434 spectateurs par match) et Saint Etienne (-108 spectateurs par match).

Ce qui nous fait une augmentation de 1316 spectateurs par match pour ces 14 équipes, soit un petit +94 fans par club et par match en moyenne, légèrement inférieur au +124 présenté plus haut.

Malgré tout, on peut d’emblée remarquer que les clubs déjà présents en Pro B l’an passé semble « mieux travailler » que les clubs déjà présents en Pro A en 2005-2006. Ils attirent en effet 20 personnes en plus par rencontre et par club comparé à leur homologues de l’élite.

Les promus et les rétrogradés.

L’an dernier, Orléans, Besançon, Charleville et Golbey-Epinal cumulaient 6782 spectateurs par rencontre, soit environ 1696 personnes par match et par club.

Cette saison, les nouveaux arrivants que sont Limoges, Poitiers (promus de N1), Brest et Rouen (rétrogradés de Pro A) cumulent 7711 spectateurs par rencontre, soit environ 1928 personnes par match et par club.

Le différentiel entre les partants et les arrivants est donc de +929 spectateurs cumulés par rencontre, soit environ +233 personnes par match et par club.

Conclusion.

Comme pour la Pro A, la Pro B profite de l’influence positive de ses nouveaux arrivants et plus particulièrement du retour au haut niveau d’une légende du basket français, le club de Limoges attirant à lui seul une moyenne de 3175 spectateurs par match ce qui représente la meilleure affluence de Pro B sur les deux derniers exercices.

Intéressons nous maintenant aux effets que provoque une relégation de Pro A en Pro B et ceux qu’engendre une accession de Pro B en Pro A sur les moyennes de spectateurs.

Rétrogradation de Pro A en Pro B.

En passant de Pro A en Pro B, Brest a perdu 222 spectateurs par match et Rouen 168. Ce qui donne un cumulé de -390 personnes par match soit -195 fans par match et par club.

Pour ces clubs, la rétrogradation leur aura coûté une baisse de 12,5% de leurs moyennes de spectateurs (-11% pour Brest et -14% pour Rouen).

Accession de Pro B en Pro A.

En passant de Pro B en Pro A, Besançon a gagné 547 spectateurs par match et Orléans 871. Ce qui donne un cumulé de +1418 personnes par match soit +709 fans par match et par club.

Pour ces clubs, l’accession en Pro A aura apporté une hausse de 28,4% de leurs moyennes de spectateurs (+22,3% pour Besançon et +34,3% pour Orléans).

Conclusion générale.

L’augmentation de la fréquentation des salles de Pro A et de Pro B est à souligner et tout le basket français peut s’en réjouir. Mais il faut malgré tout noter que cette hausse est plus le fruit du boom constaté chez les promus de Pro A, qui n’est que peu affecté par la légère baisse des rétrogradés en Pro B, que le résultat du travail des clubs déjà en place la saison précédente (même si ceux-ci connaissent eux aussi une augmentation mais toute légère). Il convient aussi de remarquer que les deux clubs promus de NM1 en Pro B cette saison (Limoges et Poitiers) apportent un total de +3168 spectateurs par rencontre, soit +1584 fans par club et par match comparé aux moyennes des deux clubs rétrogradés de Pro B en NM1 et qui ne rentrent donc plus dans le décompte final.

Et vous, que pensez-vous de ces chiffres et de cette hausse moyenne des affluences en LNB ?

Ad Vitam Basketball

Semaine des As : réussite sportive… mais flop médiatique

roanne-semaine-des-as.jpgDe jeudi à dimanche dernier, la 5ème édition de la Semaine des As de la Ligue Nationale de Basket se tenait à Nancy. Ce rendez-vous de mi-saison réunit les 8 meilleurs clubs du début de championnat de France de Pro A. Dans l’antre du SLUC Nancy Lorraine, vice champion de France 2006 et actuel leader du classement, c’est le petit poucet roannais, co-leader surprise à mi-saison, qui a créé la surprise. 14ème budget de Pro A, la Chorale de Roanne profite de ce tournoi pour valider une première partie de saison qui dépasse déjà tous les rêves des dirigeants. Avec un trophée en poche, la saison des hommes de Jean-Denis Choulet est déjà une réussite d’autant plus que la victoire acquise à cette Semaine des As 2007 ouvre les portes d’une coupe d’Europe (la FIBA Cup) à ce club qui déjoue pronostic sur pronostic. En finale, les roannais se seront débarrassés des manceaux, champions de France en titre et derniers vainqueurs de la Semaine des As. Rien de très facile donc. Ce résultat prouve une fois de plus la densité et la compétitivité de notre Pro A. D’un point de vue sportif, l’édition nancéenne est donc une vraie réussite d’autant plus que la LNB bat son record d’affluence sur ces 4 jours en ayant accueilli plus de 21000 personnes à Gentilly. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour faire de cette folle semaine un vrai évènement médiatique : record de spectateurs, victoire du petit poucet contre la grosse cylindrée, spectacle… Oui tout était bien là.

Mais voilà, nous sommes dimanche soir, il est 23h00 et je n’ai pas encore vu une seule image de ce rendez-vous basket. Pire, je n’ai toujours pas entendu ou vu le score de la finale. Sans le net, je ne saurais donc toujours pas qui des manceaux ou des roannais ont levé le trophée des As en fin d’après-midi.

17h30, dimanche 11 février 2007, bien installé dans mon canapé, je regarde la fin d’Irlande – France sur France 2. Bientôt « Sade 2 », je vais enfin savoir quelle équipe de basket est l’As de cette saison 2007. Comme d’habitude, l’émission revient d’entrée sur le titre principal, en l’occurrence ce beau match du Tournoi des 6 Nations qui vient de se conclure de façon magnifique. Très bien, je me dis que c’est normal, le rugby étant quand même plus médiatique que notre bon vieux basket. Je patiente donc. Et on continue avec un peu de Coupe Davis. Ah oui, la Coupe Davis, le tennis, ça aussi ça passe avant la balle orange. Et on enchaîne avec le championnat du monde de ski et les médailles françaises. Ok, je commence quand même à me gratter la tête et à regarder ma montre. Hopla, on poursuit avec le WRC et la deuxième place de notre champion du monde Loeb en Suède. Mouais, je veux bien. Ensuite, direction Paris pour le tournoi de judo et l’avènement d’une nouvelle génération française de judokas plus prometteurs les uns que les autres. Sympa, je découvre un grand gars de 2m04 pour 123 kg et je me dis que je le verrais bien claquer quelques dunks dans nos salles de basket. Je commence à gesticuler, à me retourner. Pas de doute, ça commence à me titiller. Bye bye les judokas, direction maintenant le Texas pour un reportage ô combien chiant et ô combien surréaliste sur le cyclisme et la signature de Ivan Basso à la Discovery. Pour info, Basso est plus que soupçonné (pour ne pas dire convaincu) de dopage et l’équipe américaine est l’ancienne écurie du très clean Lance Armstrong. Les yeux écarquillés, j’ai du mal à en croire mes yeux et mes oreilles. Mais bon toujours pas de Semaine des As à l’horizon. Et là, ce petit Gérard qui m’annonce avec le sourire qu’il est l’heure de rendre l’antenne à Drucker et sa chienne. Premier coup de bambou !

Mais je ne suis pas du genre à me débiner. Pas fou, malin comme un singe, l’œil vif, je me jette sur mon télé magasine. C’est à quelle heure « Tout le sport » ? Là, j’en suis sûr, je n’aurai pas de mauvaise surprise. Bah oui, « Tout le sport » c’est un titre prometteur non ? Donc, je passe des dernières nouvelles de Paris Hilton à la fiche recette de la tarte aux pommes de ma grand-mère pour tomber sur l’horaire de France 3. 20h10 ! Juste après les informations nationales. Pas question de louper le truc. 20h10, j’y suis. Et rebelote ! Rugby, ski, judo, WRC, tennis mais toujours pas de basket. Second coup sur la tête. Je suis de plus en plus septique. De colère, je décide donc de me venger sur la nourriture, le temps d’attendre le dernier flash sport de la télévision hertzienne : « Sport 6 ».

Je zappe donc une dernière fois, cap sur M6, la chaîne qui monte. Il faut patienter jusqu’à 20h40. Je suis opiniâtre, je ne lâche pas le morceau comme ça. J’ai déjà perdu plus de 2 heures alors je ne suis plus à ça près. C’est donc l’heure et encore une fois, j’assiste médusé à un copié-collé du service public. Toujours pas un mot, toujours pas une image mais encore plus grave, toujours pas un texte sur Roanne et sur la Semaine des As du basket français. Rien. J’hallucine. Je me pince juste pour voir si je ne suis pas en plein cauchemar. Mais non, je suis bien réveillé. Malheureusement…

Alors ? Conclusion ? Et bien, si sportivement la Semaine des As 2007 est une réussite, médiatiquement, c’est une vraie catastrophe, un échec retentissant pour la LNB et pour tout le basket français. Alors oui, pour la première fois, tous les matchs auront été diffusés sur Sport+. Alors oui tous auront été retransmis en direct mis à part un ¼ de finale. Alors oui, je ne suis pas au courant des droits d’images et autres accords de diffusion et de rediffusion. Mais moi je m’en tape un peu de tout ça. Tout ce que je vois, c’est que le français lambda, le monsieur tout le monde, n’a pas pu entendre parler de cet évènement du basket hexagonal. Les fans de la balle orange, eux, se seront mis en 4 comme moi juste pour connaître le résultat final. Une aberration. Mais nous, nous sommes déjà tout acquis à la cause Pro A, donc ça ne compte pas. Mais comment aller chercher de nouveaux adeptes si on est incapable de diffuser les images ou même les résultats de nos grosses manifestations sur le hertzien ? Je pose la question. S’il vous plaît, apportez-moi des réponses car je suis dans l’expectative.

Ad Vitam Basketball

Tony Parker fait son buzz…

tony-parker.jpgOn savait que le meneur français des San Antonio Spurs était toujours au fait des bonnes tendances. On savait aussi que le numéro 9 et leader de l’équipe de France de basket aimait à pousser de temps à autres la chansonnette, comme ce fût le cas lors du dernier sacre NBA des Spurs. L’an passé, TP avait même organisé un petit concert privé à Houston lors du break du All Star Game. Pour être sincère, ce ne fût pas une réussite énorme mais il était très sympa de voir la joie de Tony et de ses potes (notamment Ronny Turiaf) en train de bouger dans tous les sens. Au moins ceux-là osent. Et même si Tony s’est planté sur cette première levée musicale au Texas, au moins il a fait ce qu’il aime sans se poser de question et sans se demander ce qu’on allait bien pouvoir penser de lui. Ce qui lui permet de faire l’actualité aujourd’hui.

En effet, TF1 vient de lancer le label de musique “Music One” sur lequel sortira le premier album de Parker le 26 mars prochain. L’album du compagnon de la belle Eva Langoria (Gabrielle dans la série Desperates Housewives) ne portera pas de titre et sera placé sous le signe du hip hop et des musiques urbaines, dans la plus pure tradition de l’univers qui entoure ici et là notre sport. Tony profitera de ce CD pour collaborer avec des noms prestigieux du Hip Hop français et américain. Le premier single “Balance-toi” passe déjà sur les radios françaises. C’est assez mélodique un peu plus proche du RnB que du rap hip hop américain. Cela ne fera peut-être pas un tube mais peu importe, c’est l’occasion rêvée de faire parler d’un jeune basketteur français dans l’Hexagone. Et ça, ce n’est pas tous les jours que ça arrive…

Pour finir, comment ne pas revenir sur le site du seul français champion NBA à avoir aussi participé au dernier All Star Game ? Ce site est d’ailleurs là pour nous inciter à voter pour le petit natif de Normandie. Je vous en avais déjà un peu parlé dans un précédent article. Aujourd’hui, il semble bien que l’appel de Tony n’a pas été entendu. Il risque en effet de ne pas être sélectionné pour le prochain All Star Game. En tous cas, dans les votes du public, il est bien loin, à peu près au même niveau que les saisons passées, preuve que notre mobilisation tricolore n’a pas progressé. Prenant les devants d’une possible non sélection des coachs qui seront amenés à choisir les remplaçants, TP joue la dérision en se moquant de lui même sur son site grâce à 4 vidéos virales bien drôles. Encore une preuve du dynamisme et de la réactivité technologique de Parker et de son entourage. Et dire que ni la FFBB, ni la LNB n’ont fait la promo de ce site. A croire que notre sport n’a pas besoin de l’image et de la notoriété de Tony…

Je vous laisse cliquer sur les liens suivants pour découvrir ces vidéos:

Votez Tony Parker (Le Pop Corn)

Votez Tony Parker (Les oranges)

Votez Tony Parker (Le filet de Basket)

Votez Tony Parker (La Marguerite)

Ad Vitam Basketball

Record de spectateurs en Liga ACB

malaga.jpgLa Liga ACB a annoncé que la 16ème journée de championnat jouée ce week-end avait généré la plus grosse affluence totale de son histoire. Ce sont en effet pas moins de 70 731 spectateurs qui sont venus s’assoir dans les  9 salles espagnoles pour assister aux matchs de ce qui est aujourd’hui la ligue nationale de basket la plus importante, NBA mise à part. Tout ceci nous donne une belle moyenne de 7 859 fans par match, soit 345 de mieux que le précédent record. De quoi faire rêver les dirigeants de la LNB et les présidents des clubs français*.

Il faut noter que grâce à ces chiffres, l’ACB se place devant la seconde division de football qui réunit au total 5 000 personnes de moins malgré deux enceintes supplémentaires (11 matchs) et 2 000 personnes de moins par rencontre. Preuve qu’au pays du football, où le Barça et le Real Madrid sont de vraies institutions, où le football est roi, le baloncesto arrive à se tailler une belle part du gâteau sportif.

Cette 16ème journée a aussi vu le record de spectateurs dans une salle être battu. 15 414 heureux se sont en effet entassés dans le Bilbao Exhibition Center pour le derby basque qui opposait l’équipe locale au Tau Victoria, dernier finaliste de l’Euroleague. 1 000 fans de plus que pour notre All Star Game. Le précédent record était de 15 350 personnes qui avaient assisté à la rencontre opposant l’Estudiantes Madrid et le FC Barcelone durant les playoffs 2004. Il faut aussi noter qu’une nouvelle fois, l’Unicaja Malaga, champion en titre, a joué soldout devant 10 000 personnes. Mais rien de très étonnant pour un club qui est guichets fermés sur la saison. Un objectif poursuivit par de nombreux clubs dans l’hexagone mais encore jamais atteint, d’autant plus qu’aucune équipe ne dispose d’une salle de 10 000 places.

Conclusion !

L’ACB récolte les fruits de son travail et s’impose comme le second sport le plus populaire sur la péninsule ibérique. Il faut espérer que dans 5 à 10 ans, nous pourrons en dire autant sur la LNB et saluer le travail de tous les dirigeants et de tous les clubs.

Ad Vitam Basketball

*pour information, en 2004-2005, la moyenne du spectateurs de Pro A était de 3 149 personnes par match (3 261 en 2003-2004) pour un taux de remplissage de 73% (75% en 2003-2004). Bien loin des résultats espagnols mais aussi des capacités de leurs salles. La meilleure affluence française étant celle de Pau qui avec la plus grande salle française, soit 7 800 places, accueillait 4 922 personnes en moyenne par match (contre 5 200 en 2003-2004). Un autre monde…

« Page précédentePage suivante »