Archive pour la catégorie 'Autres sports'



La ligue pro d’athlétisme sur Canal+

lagardere-athle-tour.jpgLa Ligue Nationale d’Athlétisme et le groupe Canal+ ont annoncé le mercredi 17 janvier la signature d’un accord pour la diffusion du Lagardère Athlé Tour. Les six étapes du tout nouveau circuit professionnel français d’athlétisme seront donc télévisées du 8 juin au 25 juillet sur Canal+, Canal+ Sport et Sport+.

C’est le premier effet notable depuis la création de la ligue pro, soutenue par le groupe Lagardère. Les choses n’ont en tous cas pas mis longtemps à bouger et nul doute que la perspective de voir réunis nos meilleurs athlètes sur une réunion de 6 meetings a pesé dans la balance pour le groupe Canal+.

Les fans d’athlétisme pourront ainsi profiter cet été de la traditionnelle Golden League et de ces six nouveaux meetings dont le niveau est d’hors et déjà assuré par la présence contractuelle des Arron, Raquil, Barber ou Baala.

Ad Vitam Basketball

Les chiffres de l’argent dans le sport français

money_euros.jpgPour pouvoir traiter au mieux de l’actualité du marketing sportif et bien savoir de quoi l’on parle, il est toujours intéressant d’avoir les bonnes ressources en termes de chiffres liés aux sports professionnels. Je cite souvent ces chiffres dans mes articles pour établir des niveaux de comparaison entre le football, le basket et le rugby. Il me parait en effet intéressant d’évaluer les sports collectifs français entre eux pour apporter des idées ou pour s’inspirer de ce que font les uns et les autres et juger des résultats qui en découlent.

C’est pour toutes ces raisons que je me suis dit qu’il pouvait être intéressant de vous faire profiter de ces chiffres qui sont par ailleurs accessibles sur le net. Je ne regroupe ici que les données concernant les 3 sports collectifs français mais “c’est déjà mieux que rien” et cela vous sera peut-être utile et vous permettra de vous faire, vous aussi, vos idées et vos comparaisons. Vous y trouverez peut-être des points qui ne m’ont pas sauté aux yeux.

Voilà donc les 3 derniers rapports d’activités disponibles de Ligue 1, de Pro A et du Top 14.

Rapports d’activité saison 2004-2005 de Ligue 1:

logo-pdf.JPG Situation du football professionnel français

logo-pdf.JPG Comptes des clubs professionnels de football français

Rapports d’activité saison 2004-2005 du Top 14 LNR:

logo-pdf.JPG

Rapports d’activité saison 2004-2005 de Pro A LNB:

logo-pdf.JPG Rapport d’activité

logo-pdf.JPG Résultats financiers

logo-pdf.JPG Budgets estimés saison 2006-2007

Bonne lecture.

Ad Vitam Basketball

L’oeil dans le rétro 2006 : coup de coeur “marketing sportif”

fc-barcelone-unicef.jpg2007 s’ouvre à nous. L’occasion pour moi de jeter un petit coup d’œil dans le rétro et de vous parler un peu de mon coup de cœur 2006 en matière de marketing sportif: le partenariat entre le FC Barcelone et l’UNICEF.

Depuis 107 ans, le maillot du FC Barcelone était vierge de tout sponsor. Mais, en ce 12 septembre 2006, les choses ont changé. En août 2003, les dirigeants avaient questionné les socios du club sur le sujet ô combien important d’un sponsor maillot. Ceux-ci avaient alors accepté l’idée, le club traversant une crise financière. La possibilité de vendre cet emplacement “publicitaire” paraissait donc être une bonne solution pour dénicher de gros sous, même de très gros sous. En effet, le club jouissait et jouit toujours d’une image impeccable, épargné par les scandales qui touchent le football. Sur les rangs, Qatar Airways a mis sur la table 125 millions d’Euros sur 5 ans pour figurer sur la poitrine de Ronaldinho et compagnie. Un joli “petit” pactole. Georges Vanderchmitt de Carat Sport explique ce chiffre: “En termes d’investissement sponsoring, le Barça dépasse les autres clubs par la qualité de son environnement“.

A contre courant…

Malgré toutes les propositions plus alléchantes les unes que les autres, les dirigeants barcelonais ont surpris tout leur monde en annonçant, le 7 septembre 2006, que leur partenaire maillot serait l’UNICEF. Et paradoxe dans le monde du sport professionnel, ce “sponsoring” ne rapportera pas d’argent au club, bien au contraire, car il lui en coûtera même. Les ennuis financiers passés, le Barça ne tenait plus à promouvoir une marque commerciale mais voulait bien plus renforcer son image et justifier par la même occasion sa devise: “plus qu’un club“.

Le club catalan versera donc 1,5 millions d’Euros sur 5 ans à l’UNICEF ainsi que 0,7% des revenus de sa fondation. Le même pourcentage (du PIB) versé par les Etats européens à la campagne Millenium des Nations unies contre la pauvreté et pour l’éducation. Une opération qui place le club espagnol sur la liste des entreprises contribuant au bien-être social et s’engageant dans une démarche citoyenne. Une façon moderne de participer concrètement au développement de son environnement et de promouvoir positivement son image et sa notoriété. Mais les conséquences ne sont pas seulement celles-ci. Le Barça se place ainsi comme un “club nation”, représentatif de la Catalogne de part le monde, ce qui a poussé Joan Laporta, son actuel président, à modifier légèrement la devise du club qui se veut aujourd’hui, plus universelle: “plus qu’un club dans le monde”.

Par cette décision, Barcelone se place une fois de plus à l’opposé de ses concurrents européens qui amassent des sommes de sponsoring sans toujours se soucier de l’image que peuvent renvoyer ces accords sur leur notoriété et par conséquent, sur leur attractivité vis à vis du public et vis à vis des autres annonceurs, de plus en plus soucieux de leur responsabilité éthique et social au niveau du développement durable. Le Barça reste donc unique et bien démarqué dans son secteur !

N’est-ce pas là le meilleur avantage concurrentiel que l’on demande à toute entreprise leader ?

Ad Vitam Basketball

PS: bonne année 2007 à toutes et à tous.

Source: libération.fr

“Marseille mérite un grand club”

marseille.jpgL’expression est bien connue et de nombreuses fois entendues depuis bientôt 10 ans. Marseille, cette capitale du Sud, deuxième ou troisième ville française, est bizarrement peu “sportive”. Mis à part l’OM et un temps le club de Hand de Jackson Richardson, aucune autre équipe de sport collectif de haut niveau n’arrive à percer. La cité phocéenne, qui propose tout de même un superbe potentiel, en devient d’autant plus une cible pour tous les sports professionnels en manque de médiatisation ou en recherche de développement.

C’est ainsi que nous, amoureux du basket, nous avons longtemps caressé le doux espoir de voir notre ancien sélectionneur Alain Weiz, porter un projet de club de basket marseillais, soutenu par la LNB et par tout le basket français. Il en a été question, je me souviens encore des articles dans BasketNews ou BasketHebdo lançant le débat de savoir si ce club devrait intégrer directement notre Pro A ou bien faire ses preuves en Pro B. Se posait aussi, dans le texte, le problème de l’arrivée directe en Pro B d’un club construit sur rien et n’ayant aucun droit sportif pour évoluer à ce niveau. On eut d’ailleurs l’occassion de voir certains présidents de clubs s’opposer farouchement à une telle opération. Vinrent aussi les bruits de couloirs sous entendant que le projet serait appuyer par les dirigeants de l’OM, désireux de créer un grand club omnisports à la sauce espagnol, sur le model des Real et Barça. Tout le monde (ou presque) s’accordait à penser que cette perspective représentait une vraie opportunité pour notre sport, un évènement capable de faire sortir la balle orange de son anonymat relatif. On a un peu tout entendu, tout écrit, tout rêver sur le sujet. Et au bout du compte ? Et bien toujours rien ! Marseille n’a toujours que l’OM qui n’est encore qu’un club de football. Et on n’entend plus parler d’un grand club du côté de la cannebière.

Encore que ! Je vais un peu vite en besogne.

Oui, car aujourd’hui, le rugby risque bien de faire le holdup du siècle. Lisez plutôt cet article paru dans l’Humanité du 11 décembre 2006. Il y a comme un petit air de déjà vu et de déjà entendu, mais on craint que le ballon ovale réussisse à transformer l’essai là même où, il y a presque 10 ans, le basket avait rêvé tout fort sans rien engager de concret:

[La cité phocéenne veut un grand club en Top 14. Claude Atcher, directeur du tournoi de la Coupe du monde 2007, lui donne un coup de main.

Marseille a un passé riche de cent ans de rugby. Mais c’est un avenir ovale que la deuxième ville de France se cherche aujourd’hui, même si elle accueillera six rencontres de la Coupe du monde, au vélodrome. Mais côté club, aucun pendant à l’OM du foot. Depuis cet été, Marseille-Provence XV s’est donc pris en main. Accompagné de l’ancien international Didier Codorniou et de Claude Atcher, directeur du tournoi du Mondial 2007, le club essaie de fédérer les investisseurs locaux afin de le faire passer de Fédérale 1 (troisième division) au Top 14, en trois ans.

Pourquoi vous engagez-vous derrière Marseille-Provence ?

Claude Atcher. Parce que Marseille mérite un grand club. Je viens défricher cette ville qui mérite plus que ce qu’elle a aujourd’hui. J’apporte mon expérience, mon relationnel et mon analyse sur les moyens à mettre. Mais je ne m’engage pas seulement pour développer un club professionnel. Je souhaite surtout que cette équipe soit impliquée citoyennement, qu’elle soit en lien avec les jeunes des quartiers de Marseille. J’aimerais qu’elle soit composée de joueurs qui représentent les différentes cultures méditerranéennes qui composent Marseille. Nos joueurs actuels sont pour certains originaires de l’Algérie, du Maroc ou de Tunisie.

Le club a-t-il un calendrier concernant sa montée en élite ?

Claude Atcher. Notre équipe est jeune : vingt-trois ans de moyenne d’âge. Nous avons connu un début de saison difficile en Fédérale 1 (troisième division), avec six défaites en six journées. Mais, nous avons gagné les deux matchs suivants. L’objectif pour cette saison est le maintien en Fédérale 1. En parallèle, nous voulons une base plus solide en développant la formation, notamment celle des joueurs provenant des quartiers alentours.

Quel est le budget de votre projet ?

Claude Atcher. La Fédérale 1 nécessite déjà un budget aux alentours de 650 000 euros. Pour suivre nos ambitions, il faudra de nouveaux moyens. Des entreprises locales sont prêtes à nous aider. Pour investir plus, nous adaptons aussi les statuts du club, en devenant une société anonyme à objet sportif (SAOS). Il y a un vrai potentiel sur le terrain, il faut maintenant le développer.]

Et l’on craint une fois de plus que le basket se fasse damné le pion par le gargantuesque rugby concernant la question marseillaise. Si le projet dont traite cet article se concrétise d’ici 3 ans et si Marseille intègre un équipe au Top 14 de la Ligue Nationale de Rugby, le basket français pourra se mordre très fort les doigts de ne pas avoir pousser plus loin la réflexion et d’être rentré dans une guéguerre d’intérêts plutôt que de penser à la perspective future de voir la ville de Marseille accueillir une équipe de basket de haut niveau. Les dirigeants des clubs de rugby et ceux de la LNR, beaucoup plus unis et disposer à construire à long terme que ne le sont les dirigeants du basket et des clubs français, ne laisseront certainement pas passer cette chance d’imposer encore un peu plus le rugby comme le second sport le plus important en France derrière le football…

Ad Vitam Basketball

Source: l’humanité.fr

La subvention du PSG soumise à conditions

psg.jpgC’est ce que nous révèle cet intéressant article de David Revault D’Alonnes paru dans Libération du 14 décembre dernier.

[Le football, en politique, se révèle souvent un dossier des plus consensuels. D'autant plus quand le débat porte sur le hooliganisme et non sur le ballon. Hier matin, la séance du conseil de Paris consacrée au Paris-Saint-Germain a, de ce point de vue, été l'occasion d'une belle démonstration d'unanimité politique. «Quand il y a mort d'homme, il n'est pas question un instant d'avoir un combat droite-gauche», expliquait Françoise de Panafieu, patronne de l'opposition parisienne. Le conseil de Paris a donc voté, à l'unisson, la proposition de l'exécutif conditionnant le versement au club de la subvention municipale de 3,6 millions d'euros (dont 1,3 million consacré à l'achat de billets) à l'application de «nouvelles dispositions» anti-hooligans. Seuls les Verts ­ dont la proposition de geler le versement de la subvention a été rejetée ­ se sont abstenus. Trop politiquement incorrecte ?

Relevés d'identité. Abonnements «vendus par le club et non par l'intermédiaire des associations de supporteurs», photo sur les cartes d'abonnement, accès à la tribune Boulogne «sur la base de relevés d'identité», résiliation immédiate de l' «abonnement de toute personne qui ferait l'objet d'une interdiction de stade» et mise en place «dès que possible d'un système de contrôle de la billetterie» : ces mesures envisagées par le PSG devront être «intégrées» dans la convention entre la Ville et le club. Ce qui n'a pas vraiment fait débat, de l'ancien maire de la capitale Jean Tiberi, qui s'est «réjoui du climat instauré sur ce sujet», à l'actuel maire Bertrand Delanoë, qui s'est félicité d'un «débat de bonne tenue», en passant par son adjoint aux sports Pascal Cherki, qui a souligné la «large convergence de vues» sur ce dossier. Appelant à «rentrer dans l'ère de la tolérance zéro», ce dernier a plaidé pour une «modification du comportement de l'ensemble des acteurs de ce dossier». D'abord, le préfet de police Pierre Mutz, assis aux côtés de Bertrand Delanoë : «Il faut passer, monsieur le préfet, d'une culture de maintien de l'ordre à une culture d'éradication du noyau des hooligans.» Le PSG, ensuite qui a trop souvent entretenu des relations cordiales, voire plus, avec certaines figures du Kop afin de préserver la paix sociale dans les tribunes : «Quand on veut maintenir l'ordre au stade, on passe des accords. Et parfois des accords qui ne sont pas très honorables.» Les associations de supporteurs, enfin, appelées à «passer de la culture de la jacquerie à celle du syndicalisme».

Pressions multiples.   Evoquant un «rapport de force difficile pour le club» ainsi que des «pressions multiples des clubs de supporteurs sur le club et le préfet de police», Christophe Caresche, adjoint à la sécurité, a, pour sa part, mis en garde : «A ce jour, les choses ne sont pas totalement écrites. Je ne suis pas certain que dans six mois, la situation sera réglée.» Prochain épisode, le 12 février, avec l'examen, par le conseil de Paris, du projet de nouvelle convention liant la Ville et le PSG.]

En résumé, le PSG aura bien ces 3,6 millions d’Euros de subventions s’il prouve qu’il met en place des actions et une organisation capables de faire disparaître les hooligans des tribunes du Parc des Princes et de leur en interdire ensuite l’accès. Rien de plus, en fait, que la signature d’une vraie convention d’objectifs entre le club et la ville. Cette pratique devrait donc devenir de plus en plus monnaie courante dans le sport professionnel, ces conventions d’objectifs apportant une réelle légitimité aux subventions accordées à des clubs de sport professionnel dont les joueurs sont tous multimillionnaires.

Avouons tout de même qu’il y a eu beaucoup de bruit autour de cette affaire des subventions pour pas grand chose de nouveau ou d’extraordinaire au bout du compte, la lutte contre le hooliganisme ne devant pas être une préoccupation de la ville mais bien plus une réelle priorité pour le club sans que cela soit lié ou non à l’obtention d’une subvention.

Et vous, quel est votre avis sur cette affaire et sur la signature de cette convention entre le PSG et la ville de Paris ?

Ad Vitam Basketball

Source: Libération.fr

« Page précédentePage suivante »