Tendance : le marché de « l’énergie » utilise les basketteurs.

Amare Stoudemire takes sheetLe marché de « l’énergie » est en plein essor. Les acteurs de ce marché sont très actifs dans le milieu du sport et utilisent le sponsoring comme principal mode de communication. Le dernier exemple en date est un produit nommé « Sheet » – oui oui – et soutenu par Amare Stoudemire, Lebron James et Danilo Gallinari.

L’énergie, un marché qui cartonne

Le marché de l’énergie est plutôt jeune mais on peut affirmer sans trop se mouiller qu’il est dynamique – le contraire serait un comble. L’exemple le plus parlant est certainement celui de Red Bull, la société qui commercialise la boisson énergisante du même nom. Cette firme autrichienne est devenue depuis le début des années 2000 un acteur majeur du sport et plus particulièrement des sports extrêmes, à sensations fortes. Une association plutôt normale pour une boisson censée donner un coup de fouet et apporter la même énergie qu’une montée d’adrénaline procurée par un saut en parachute. La société créée par l’autrichien Dietrich Mateschitz et le thaïlandais Chaleo Yoovidhya a vendu en 2010 plus de 4,2 milliards de canettes et réalisé un chiffre d’affaire de 3,875 milliards d’euros. Le marché des boissons énergisantes est ainsi en pleine expansion. Pour le seul marché de l’Amérique du Nord, il est passé de 200 millions de dollars US en 2000 à plus d’1 milliards en 2007.

Malgré cette puissante, Red Bull et les autres marques de boissons énergisantes sont peu présentes sur le sponsoring des équipes professionnelles de sport collectif – mis à part le contre exemple des New York Red Bull, de quelques autres équipes de football et d’une équipe de hockey sur glace (nous reviendrons bientôt sur un tournoi de basket 1*1 organisé par Red Bull).

New York Red Bull Thierry Henry

Thierry Henry sous le maillot des New York Red Bull

Aussi fort que Superman avec un bracelet en plastique

Mais le marché de « l’énergie » ne s’arrête pas seulement aux boissons énergisantes. Depuis 2 ou 3 ans, un acteur un peu singulier s’impose sur ce marché. Son credo ? Optimiser les performances sportives. Il est précisé sur le site officiel de la marque que Power Balance remporte un énorme succès chez les athlètes de haut niveau pour qui l’équilibre, la force et la souplesse sont très importants. Adieu, préparateur physique, kiné, osthéo, et musculation. Aujourd’hui, pour être au top de sa forme, il faut investir dans un bracelet.

Kobe Bryant tient-il son énergie de ce bout de plastique Power Balance ?

Attention, malgré le ridicule de ces affirmations, il ne faut pas trop se moquer de la firme californienne. En effet, le business fonctionne très bien et a pris comme pas possible auprès des basketteurs. Un contrat a même été signé avec la NBA. Depuis février 2011, la salle des Sacramento Kings est d’ailleurs sponsorisée – via du naming – par le fameux bracelet en plastique. Les joueurs des frères Maloof jouent maintenant dans le Power Balance Pavilion et on ne peut pas dire que cela leur ait apporté plus d’énergie. Notons qu’en 2010, Power Balance a été condamné pour publicité mensongère par l’Australian Competition and Consumor Commission. On comprend mieux quand on voit la vidéo ci-dessous et tout le bien fondé scientifique de la démonstration…

 

Un peu de Sheet sur la langue

Le dernier venu sur ce marché lucratif est la marque « Sheet« . Le principe est simple : au lieu de boire une boisson énergisante, on vous propose de la manger. Sheet est en effet un petit chewing-gum sauf que ça ne se mâche pas, ça se fait fondre sur la langue. On a eu des produits du même style en France déjà. Et, d’après le producteur, ça donne la pêche. On veut bien le croire d’autant plus que Lebron James et Amare Stoudemire en font la pub. D’ailleurs, on peut se poser une question : à quoi tournaient ces deux joueurs avant de prendre du « Sheet » pour améliorer leurs performances ?

En fait, c’est assez bien pensé car si les effets sont les mêmes qu’une boisson Red Bull, le format de consommation est plus simple. Il est plus facile de se promener avec un paquet de « sheet » dans son sac ou dans ses poches plutôt qu’avec une canette de Red Bull. De plus j’aime bien le parti pris de la pub ci-dessous. Là où Power Balance a tenté de prouver de manière peu scientifique que son bracelet était bénéfique pour la puissance, la force et la souplesse, « Sheet » joue la carte de l’humour et du décalé. Et c’est quand même plus loyal, non ?

La publicité décalée et tendancieuse de Sheet avec Danilo Gallinari :

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